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La digitalisation des boutiques Zara

Digitalisation des boutiques Zara

Forcés de suivre la révolution numérique, les magasins physiques commencent à intégrer une composante digitale à leur activité, modernisant ainsi le parcours client. C’est le cas de Zara, leader espagnol de la mode, implanté dans le monde entier, qui restructure ses boutiques. A Paris, un nouveau magasin a ouvert ses portes en décembre 2018.

Comment les boutiques Zara se digitalisent-elles ?

Zara vient d’inaugurer une boutique d’un genre nouveau à Paris en rachetant l’ancien espace de vente H&M. Le symbole est fort. L’objectif de ce magasin de 3 500 m² est clair : unir les forces du site internet à celles de la boutique traditionnelle. Dans ce tout nouvel espace, 1 500 m² sont consacrés à la vente. Les 2 000 m² restants servent au stockage des marchandises. Des chiffres impressionnants qui confèrent une longueur d’avance à Zara. En quoi cette nouvelle boutique se distingue-t-elle des points de vente habituels ? Le mot clé est digitalisation. Déjà avant ce concept, les clients avaient accès à des bornes leur permettant de retirer des commandes effectuées en ligne. Ils pouvaient ainsi éviter les files d’attente à la caisse. Désormais, Zara voit plus grand. L’enseigne propose une borne entièrement robotisée, installée au sous-sol. L’acheteur n’a plus qu’à scanner le QR code de sa commande ou taper un code PIN reçu sur son téléphone. Quelques secondes plus tard, son colis lui est livré en mains propres. Une innovation qui permet de gérer les stocks plus efficacement avec une solution  basée sur des puces RFID qui traquent les stocks en temps réel. La marque peut ainsi affiner le pilotage de ses invendus tout en améliorant considérablement l’expérience client par ailleurs.

Digitalisation des boutiques Zara

Intégrer la réalité augmentée aux outils de vente

Zara compte également opérer sa transition digitale grâce à une technologie bien connue du grand public : la réalité augmentée. Via une application gratuite, le consommateur peut à présent vivre une nouvelle expérience d’achat, intitulée « Zara AR ». Le fonctionnement se veut simple et intuitif. Dans la rue, lorsqu’un client passe devant une vitrine Zara vide, il peut être perplexe. Ou il peut sortir son smartphone et observer la vitrine s’animer peu à peu avec des mannequins… presque humains ! Ces derniers défilent et présentent la dernière collection de la marque. Ensuite, le client potentiel n’a plus qu’à franchir la porte de l’enseigne pour se balader librement dans les allées. Toujours armé de son smartphone et de l’application dédiée, il peut voir apparaître de jeunes femmes sur son écran, prenant vie entre les rayons. Communiquant avec le visiteur, elles sont vêtues des dernières nouveautés de la marque. S’il est séduit par ce qu’il voit, le client peut commander instantanément les articles qui lui plaisent. Une expérience quelque peu déroutante mais assurément prometteuse, rendue possible par la réalité augmentée. Les premiers essais ont commencé en avril 2018. Pour l’instant, seuls 120 boutiques Zara dans le monde invitent les consommateurs à ce voyage shopping bien particulier aussi ludique que réaliste. L’une d’entre elles se situe à Paris, au numéro 374 de la rue Saint-Honoré. A l’heure actuelle, il ne s’agit que d’un événement éphémère lancé pour mettre la collection Zara Studio SS18 en avant.

Application réalité augmentée Zara

Pourquoi Zara ?

Pablo Isla, le directeur général de la société mère d’Inditex (qui possède par ailleurs Bershka, Pull and Bear et Massimo Dutti), souhaite créer un réseau efficace de boutiques digitalisées. Pourquoi Zara est-il le premier acteur à avoir mis en place ce modèle futuriste ? Avant Paris, six autres grandes villes comme Londres et Milan, ont déjà rejoint ce système. Il  faut dire que Zara se porte très bien. L’entreprise est le numéro 1 mondial du prêt-à-porter. En l’espace d’un mois, entre octobre et novembre 2018, les ventes de l’enseigne ont grimpé de 5 %. Sur neuf mois, la marque affiche même une hausse soutenue de son bénéfice net avec un taux de croissance de 4 %. En 2018, il atteint ainsi les 2,4 milliards d’euros. Une situation financière confortable qui autorise la multinationale à investir dans de nouveaux concepts tel celui-ci.

En digitalisant ses boutiques, Zara se trouve ainsi en tête d’un nouveau mouvement. Bientôt, les autres acteurs du prêt-à-porter, comme ceux d’autres secteurs, devront trouver les solutions adéquates pour s’adapter. Ce n’est donc qu’un début.

 

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