Publié par

Uber propose des bornes de réservation de courses

Uber borne interactive aéroport

En lançant un projet test sur Twitter en 2018, Uber s’est diversifié et a élargi ses plateformes numériques en physique, créant des bornes dans un aéroport canadien, depuis lesquelles les utilisateurs peuvent directement commander une course sans smartphone. Une révolution pour ce géant du net.

Uber innove et propose des courses sans smartphone

Un voyageur arrivant dans l’aéroport de Pearson, à Toronto, n’a peut-être plus de batterie sur son téléphone ni de connexion internet. Il n’a donc d’autres choix que de prendre un taxi ou d’avoir réservé en amont une voiture de location pour quitter l’aéroport. Uber offre une alternative originale et qui nous replonge dans le temps, en installant des bornes numériques dans l’aéroport, afin que chaque voyageur puisse commander son Uber depuis l’aéroport et ce sans téléphone. L’objectif de ce dispositif est simple : permettre à des personnes en manque de batterie, de connexion ou même de smartphone de se déplacer facilement et rapidement. Uber souhaite ainsi se déployer et faciliter l’accès à son service. Pour cela, les voyageurs se rendent dans un espace dédié où du personnel Uber est présent pour les accompagner et les renseigner. Les bornes sont dotées d’un écran LCD et d’un iPad Air, pour que les utilisateurs puissent interagir et choisir leur course. Elles possèdent un système de paiement intégré pour finaliser la commande. Les bornes sont même compatibles avec les personnes en situation de handicap puisque micro et hauts parleurs ont été installés. Et pour développer ce test au maximum, Uber mise même sur de la publicité à l’intérieur de l’aéroport pour indiquer aux voyageurs leur présence sur place.

En proposant un tel dispositif, Uber a deux cibles, que l’on retrouve à travers les deux modes de fonctionnement différents : le mode Attract, qui permet d’attirer les utilisateurs en leur fournissant des informations d’orientation. Ce premier mode a pour but de développer la notoriété et accroître la visibilité d’Uber. Le second mode, appelé Active, concerne les utilisateurs qui se sont engagés et qui sont en train de réserver une course. Uber leur garantit une prestation en fonction d’un certain tarif. Ces deux modes convergent vers la même idée centrale : explorer de nouveaux moyens pour conquérir des clients et fidéliser les utilisateurs.

Uber prend un risque en passant du smartphone au digital physique

Il est vrai que ce projet peut paraître surprenant puisque la stratégie d’Uber et d’autres géants du net se base en intégralité sur le numérique. Or ces entreprises ont récemment compris qu’elles avaient encore à gagner avec des infrastructures et du personnel. C’est une tendance que suivent d’ailleurs Amazon et Facebook, avec la création de magasin Amazon Go ou de Pop-Up stores Facebook pour en savoir plus sur les paramètres de confidentialité. Aujourd’hui entièrement numérisé, Uber y voit une contrainte et possède une réelle volonté de s’étendre avec l’utilisation du physique. Du personnel est d’ailleurs présent dans leurs espaces afin d’aider les utilisateurs à se servir des bornes et de fournir des informations d’utilisation. Le passage d’une application sur le téléphone, rapide et simple, à une borne physique, dans un endroit précis a pour vocation de créer un environnement social qui invite les utilisateurs à s’entraider.

Uber doit maintenant voir sur le long terme si cet investissement est réellement rentable, puisqu’il s’agit encore que d’une simple expérimentation. En faisant de la concurrence aux taxis et voitures de location classiques, Uber répond à une nécessité d’innovation et de déploiements car il fait face à des pertes financières importantes (5,2 Milliards d’euros en 2018), dues en grande partie à son entrée en bourse. Il était donc nécessaire pour lui de prendre ce risque et de mettre en place un projet d’une telle envergure, qui, peut-être saura conquérir ses 100 millions d’utilisateurs…